En ce moment n°2 : Joe Abercrombie

En ce moment n°2 : Joe Abercrombie

     Après un paquet de SF et quelques polars, retour aux premières amoures avec un monument de la Fantasy : Premier sang, le premier tome de la trilogie La Première Loi de Joe Abercrombie. Mon auteur préféré dans le genre, une saga complètement folle, des personnages captivants, organiques, cohérents, de véritables héros aux antipodes des clichés habituels, et un sens moral malmené à longueur de chapitres. Trois pavés de 700 pages qui se dévorent avec plaisir, suivis de trois stand-alone tout aussi géniaux. Que demander de plus ?

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     Je chroniquerai cette trilogie dans le cadre d’une (re)lecture commune sur Livraddict.com, pour ceux que ça intéressent et qui souhaiteraient s’y joindre, vous pouvez aller jeter un œil ici (lien subtilement dissimulé dans du texte).

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À venir prochainement :

  • Gueule de truie, de Justine Niogret
  • Les hommes protégés, de Robert Merle
  • L’écume des jours, de Boris Vian
  • Mémoires d’une jeune fille rangée, de Simone de Beauvoir
  • Wild Cards, de G.R.R. Martin
  • Les lames du cardinal, de Pierre Pevel
  • L’enfant invisible, de Cornelia Read
  • Half a king, de Joe Abercrombie
  • Cannibale, de Didier Daeninckx
  • Le cycle des robots, d’Isaac Asimov
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Lecture du moment n°1

Lecture du moment n°1

     Même si mon lectorat n’est pour l’instant pas trop trop développé, j’ai remarqué que les onglets reçoivent peu de visite. Donc plutôt que de mettre continuellement à jour une page qui n’est pas lue, et pour gagner un peu en spontanéité dans la présentation, la page « Lecture en cours » deviendra un post à part entière. Histoire aussi de pouvoir garder trace d’une impression, de préjugés sur un bouquin avant la lecture, et de voir l’évolution une fois qu’il sera lu et chroniqué. Voili voilou, bonne lecture à tous !

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Les Monades Urbaines de Robert Silverberg

     On continue avec un Robert de la SF, cette fois-ci mon intérêt se porte sur les Monades urbaines de Robert Silverberg. Un roman qui traite, si j’ai bien compris, de la surpopulation, de la vie sur terre quand on aura passé le cap délicat des 75 milliards d’individus, et de la liberté sexuelle totale. Tout un programme !

À venir prochainement :

  • Gueule de truie, de Justine Niogret
  • Les hommes protégés, de Robert Merle
  • L’écume des jours, de Boris Vian
  • Mémoires d’une jeune fille rangée, de Simone de Beauvoir
  • Wild Cards, de G.R.R. Martin
  • Les lames du cardinal, de Pierre Pevel
  • L’enfant invisible, de Cornelia Read
  • Half a king, de Joe Abercrombie
  • Cannibale, de Didier Daeninckx
  • Le cycle des robots, d’Isaac Asimov

La liste s’allonge, vivement la fin des concours pour pouvoir s’atteler sérieusement à la raccourcir !

Le monocle de Bookatronix

Le monocle de Bookatronix

Bienvenue !

     La gestion de ce blog m’indique que tu es déjà un certain nombre à traîner sur ces pages, et peut être qu’un petit morceau de présentation t’as fait défaut. Je vais t’épargner les classiques informations sur ma vie, tu n’en auras pas besoin ici, et faire de mon mieux pour te donner la paire de lunettes adéquate pour lire les bêtises que j’écris ici.

     Si tu es là, j’imagine, c’est que tu te perds dans l’espoir de trouver quelque chose par hasard, et ce quelque chose, je le soupçonne d’être un livre, un auteur, pourquoi pas un genre tout entier. Je ne vais pas te mentir et te promettre d’être absolu, objectif ni même de bonne foi. En fait, je te fais ici-même le serment du contraire : tout ce que tu liras ici est emprunt du plus éhonté des subjectivismes.

     T’ayant averti, je peux maintenant te présenter le prisme à travers lequel je lis, aime et abhorre. Un petit parcours de lecture qui t’aidera peut être à cerner mes points de vue, dans l’espoir qu’un jour, si on discute, on puisse parler de la même chose sans s’écharper sur le sens des idées, en se concentrant plutôt sur leurs articulations.

     J’ai découvert les livres quand on a commencé à me les lire. Là dessus, mes parents n’ont pas chômé et se sont habilement répartis la tâche : ma mère s’est débrouillée pour me nourrir de contes et m’élever en homme au fait d’une certaine culture classique. Grimm, Perrault, Anderson et j’en passe, ceux qu’elle ne me lisait pas je les feuilletais moi-même (quand je ne coloriais pas dessus pour corriger les illustrations qui ne me plaisaient pas ou pratiquais une censure totalitaire en arrachant les pages dans un geste aussi théatrale qu’autodaféesque). Mon père s’est chargé de transformer toutes ces bonnes intentions en effort bienveillant pour faire de moi un geek bien ancré dans une culture tolkiennesque et azimovéenne. J’ai donc oscillé, le soir, entre entre La petite fille aux allumettes et des chapitres de Bilbo le Hobbit.

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     Globalement, j’ai toujours eu des livres à la main. Dès que j’ai gagné mon indépendance alphabétique, je me suis mis à compter sur les livres comme une roue de secours parfaitement fiable : si j’ai un problème, la solution est probablement dans un bouquin. Encyclopédies pour enfants, des herbiers, manuels de classification des cailloux… Tout était bon à lire pour apprendre et comprendre.

     Avec le collège, je me suis un peu détaché de la lecture pour rentrer dans le moule du « scientifique », je lisais les romans dont on avait besoin pour le cours de français, quelques œuvres de littérature jeunesse, et je me rabattais essentiellement sur les bandes dessinées. Au lycée, j’ai retourné ma veste, abandonné les sciences pour me déclarer littéraire et philosophe, dévoré autant de classiques que possible jusqu’à indigestion. Je lisais des choses qui m’échappaient complètement pour le simple plaisir des les avoir à la main et dans ma bibliothèque. Ça a été une période sombre, dont je ne retiens pas grand chose exceptées quelques notions de Platon et Descartes.

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     Et puis la vingtaine passé, j’ai commencé à concrétiser un désir qui pulsait entre quatre murs de frustration : le jeu de rôle. J’avais dès trois-quatre ans accès à des livres de règles (le Monstrous Manual d’AD&D 2 ! Nostalgie), on m’en a offert d’autres pendant l’adolescence, mais sans que je trouve l’indispensable groupe de potes pour s’y essayer dans les règles de l’art. Arrivée sur Paris et c’est la plongée tête la première dans ce milieu assez incroyable. Ça a été une véritable explosion de mon imaginaire, d’abord dans de prudentes approches des classiques du genre et, petit à petit, glissade acrobatique vers les plus obscurs pavés de Dark Fantasy.

     Je suis toujours dans cette dernière période, mais je pense être en train d’atteindre un point d’équilibre où je souhaite avant tout lire des choses passionnantes. Intelligentes sans être pédantes. Oniriques mais pas inconséquentes. Humaines, mais pitié, sans mièvrerie. J’apprécie un livre qui se lit tout seul, mais s’il résiste, c’est mieux. Si je ne me transforme pas d’une manière ou d’une autre entre la première et la quatrième de couverture, ça ne m’intéresse pas. Je ne dévore pas deux cents livres à l’année, mais j’espère découvrir quelques pépites qui valent le détour.

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     Et donc, c’est un peu ça le but de Bookatronix. Parler de bouquins, d’idées, de passions. Se nourrir l’imaginaire d’aventures, de drames, d’angoisses, d’épopées. Je m’oriente essentiellement vers la Fantasy, les Polars et la Science-fiction, mais je sens bien cette petite voix qui m’appelle au loin, ce tas d’auteurs classiques et contemporains que je ne sais pas encore par quel bout prendre.

     Donc, toi qui traîne ici envers et contre tout (et soyons francs, tu es probablement un proche que je tanne pour partager mes lectures), lis-moi, réponds-moi, contredis-moi. J’espère pouvoir te donner quelques idées de trucs auxquels tu n’aurais pas pensé, et pourquoi pas m’aventurer vers tes horizons si tu prends le temps de laisser ta voix dans le coin.

Bonne lecture !